À Orléans, Bally Bagayoko invoque le passé colonial pour défendre l’accueil des migrants
Venu manifester à Orléans samedi 24 octobre, en marge du congrès du Rassemblement national, Bally Bagayoko a invoqué le passé colonial français pour défendre l’accueil des migrants. Le maire LFI de Saint-Denis s’est exprimé au « village antifasciste », dans une mobilisation réunissant des syndicats et plusieurs composantes de la gauche.
Devant les journalistes, l’élu a défendu les personnes qui rejoignent la France dans l’espoir de meilleures conditions de vie. Il a opposé aux partisans de leur rejet la responsabilité historique de la France, accusée d’avoir continué à « piller les richesses de ces pays » durant la colonisation. Avant cette déclaration, il avait rappelé sa nationalité française, ses origines maliennes et sa religion musulmane, ainsi que son rôle de père et son attachement aux valeurs républicaines.
Une mobilisation traversée par les rivalités à gauche
Bally Bagayoko a aussi mis en cause Emmanuel Macron, lui reprochant de ne pas avoir suffisamment combattu la progression du RN au cours de ses deux mandats. Il a présenté son propre camp comme une réponse à cette progression.
Le rassemblement orléanais a toutefois fait apparaître des divisions entre les formations présentes. Une partie du public était particulièrement favorable au maire de Saint-Denis. Des intervenants socialistes, communistes et écologistes ont peiné à se faire entendre sous les huées, tandis que Sophie Binet appelait à l’unité.
La manifestation a réuni 26 000 personnes selon les organisateurs, contre environ 13 000 selon les autorités.



