À Orléans, Marine Le Pen lance sa campagne entre promesse de renouveau et fermeté
Marine Le Pen a lancé sa campagne présidentielle dimanche 25 octobre à Orléans, en clôture du congrès du Rassemblement national. Devant 8 500 élus et militants réunis à la Co’Met Arena, elle a placé sa candidature sous le signe de la « renaissance », rapporte ladepeche.fr. Son discours de 45 minutes a associé une promesse de renouveau aux positions du parti sur l’immigration, la sécurité et la souveraineté.
Un congrès sous haute sécurité
Pendant deux jours, un important dispositif policier a été déployé à Orléans, avec notamment la CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines. Samedi, une manifestation contre l’extrême droite a réuni 26 000 personnes. Dimanche, une centaine de militants antifascistes ont également défilé, loin du congrès.
Le discours de Jordan Bardella, réélu samedi à la présidence du RN avec 98,98 % des voix, a été perturbé par des militants de l’Union des étudiants juifs de France. L’UEJF affirme que ses militants ont été agressés et expulsés avec violence après avoir déployé une banderole. Elle a annoncé déposer plainte pour violences en réunion. Des journalistes de Mediapart avaient également été expulsés violemment samedi.
Un discours tourné vers l’avenir, des engagements de fermeté
Marine Le Pen a multiplié les références à l’humanisme, aux Lumières, à la science et au progrès. « Je ne vous propose pas de refaire la France d’avant. Je vous propose de concevoir et de construire la France de demain. »
La candidate a toutefois réaffirmé ses engagements : expulsion automatique des étrangers délinquants, double frontière française et européenne, et inscription de la priorité nationale dans la Constitution. Sur l’économie, elle a promis de réduire les normes et les impôts de production, de baisser la fiscalité sur l’énergie et de soutenir les familles.
Elle a aussi défendu une dissuasion nucléaire exclusivement française et le recours au référendum. Marine Le Pen a confirmé son intention de nommer Jordan Bardella à Matignon et annoncé son départ de la présidence du groupe RN à l’Assemblée, afin d’incarner une présidence au-dessus des partis.
Source : ladepeche.fr



