Congrès du RN à Orléans : commerces fermés, accès filtrés et couvre-feu
Commerces fermés par arrêté, ponts filtrés, entrées de ville contrôlées : Orléans a vécu un week-end de fortes restrictions à l’occasion du congrès du Rassemblement national. Près de 3 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour prévenir des violences, sur fond de mobilisation contre l’extrême droite.
Un centre-ville sous surveillance
Samedi matin, des employés municipaux terminaient de barricader l’Hôtel de Ville. Place du Martroi, des barrières entouraient la statue de Jeanne d’Arc. La plupart des vitrines de l’artère commerçante étaient également protégées. Dans une ville presque déserte, la circulation était très fortement limitée.
La mairie, fermée au public pour la journée, accueillait une cellule de crise. Les grilles de l’entrée principale étaient baissées, les ascenseurs et les portes automatiques coupés pour prévenir les intrusions. Une dizaine de policiers municipaux surveillaient les images de quelque 450 caméras. Selon le maire Serge Grouard, plusieurs centaines d’agents municipaux étaient mobilisés.
Samedi à 9 h 30, le maire a annoncé un couvre-feu pour les moins de 15 ans, de 21 heures à 6 heures pendant deux nuits. L’objectif avancé par l’élu était de dissuader les plus jeunes de profiter d’éventuels troubles pour commettre des pillages.
Une manifestation samedi sans affrontements majeurs
La mobilisation contre l’extrême droite a réuni samedi 13 000 personnes selon la préfecture, 26 000 selon les organisateurs. Elle s’est déroulée sans affrontements majeurs. À l’issue de cette journée, trois interpellations en lien avec les manifestations et aucune dégradation étaient recensées à Orléans.
Dimanche, toute manifestation était interdite dans une grande partie de l’agglomération, une décision préfectorale confirmée par le tribunal administratif. Environ 80 militants se sont néanmoins rassemblés devant la faculté de droit avant de marcher vers le centre de rétention administrative, puis vers le Zénith. Des CRS leur ont barré le passage. Une quarantaine de militants ont ensuite longé le périmètre interdit, avant une brève charge des CRS.



